Maison Ernest : Le vertige signé Maison Ernest

Le vertige signé Maison Ernest

Fondée en 1904 par le chausseur Ernest Amselle, la maison Ernest, spécialiste du talon haut, a presque l'âge de la Tour Eiffel. Si son adresse, à deux pas du Moulin rouge et de Pigalle, est restée une affaire de connaisseurs, elle n'en est pas moins emblématique du patrimoine coquin de la capitale.

Ernest c'est une histoire d'élévation et de liberté puisque la marque pratique des hauteurs d'aiguilles vertigineuses (jusqu'à 14cm sans patins), des bouts pointus provocants, et un éventails de pointures allant jusqu'au 46, offrant aux femmes une capacité de séduction infinie.

A l'image de Jean Paul Gaultier qui créé son propre modèle de souliers Ernest dans les années 80, la réputation sulfureuse et envoûtante de ces talons hauts qui arpentent les trottoirs et les scènes des cabarets, influence nombres de créateurs de mode et parmis eux, une nouvelle race de chausseurs apparus dans les années 80-90 qui a su orchestrer une petite révolution, transformant radicalement le destin du soulier qui passe du statut d'accessoire fonctionnel à celui d'obet de désir, de fantasme et de pouvoir. ( Ce qu'ernest avait compris bien avant eux)

Les talons Ernest lient le pied à la posture et au maintien, ils affinent et galbent les jambes qui devienent interminables. Le label a toujours su exarceber la féminité, rendre la femme plus envoûtante... et l'homme aussi.

Le photographe Berlinois, Helmut Newton, fantasmer sur la mode androgyne de l'entre-deux-guerres. Il a brisé les tabous et les codes. Dans ses images il impose une féminité hors-norme. Alliés incontournables de ses nus féminins sculturaux: les talons Ernest.

Le secret de ces talons qui changent la posturent et donne de l'assurance , c'est leur confort qui repose sur l'ingéniosité de sa cambrure et la largeur de l'assise au sol, un équilibre qui autorise à porter des talons Ernest toutes la journée voir même toute la nuit.

Portrait: paquita Paquin

Modèle :Isabelle Bordji